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Le trading haute fréquence, le trading 2.0



Définition


Vous avez certainement déjà entendu parler de trading en bourse, vous avez même peut-être été tenté de vous lancer ? Sachez tout de même que cette pratique n’est pas à la portée de tout le monde. En effet, une étude de l’AMF (l’Autorité des Marchés Financiers, la « police » de la bourse française), réalisée sur 15 000 traders entre 2009 et 2012, montre que 9 personnes sur 10 perdent de l’argent en investissant sur le Forex (marché des devises).


Pour faire simple, la bourse est un marché où s’échangent des produits financiers tels que les actions ou les obligations. Globalement, la bourse sert aux entreprises ou aux Etats à se financer, aux investisseurs à placer leur épargne ou leurs fonds, le tout en assurant le financement des entreprises.


Depuis les années 2000, de nouveaux joueurs entrent dans la partie : des algorithmes informatiques passant des transactions sur les marchés boursiers. Ces algorithmes sont programmés par des experts des mathématiques et de la programmation financière sortis des plus grandes écoles. Plus les années passent, plus ces robots sont puissants et rapides : c’est ce qu’on appelle le trading haute fréquence. Nous assistons à des prouesses technologiques même si ces algorithmes sont parfois utilisés pour des dérives telles que le « quote stuffing », une pratique visant à envoyer un grand nombre d’ordres d’achat pour les annuler directement. Cette technique est utilisée pour ralentir les ordinateurs des concurrents.



Contexte


Avec la crise du Covid-19, les marchés sont très volatiles à cause de l’incertitude qui règne mais c’est lorsqu’il y une grande volatilité sur les marchés que les plus gros gains sont enregistrés (les plus grosses pertes aussi d’ailleurs).

Lorsqu’un humain est capable de passer quelques dizaines d’ordres en bourse par jour, un robot est capable d’en passer des millions, frustrant n’est-ce pas ? Aujourd’hui, près de 80% des transactions passées en bourse seraient opérées par des robots traders, ne nous laissant plus beaucoup de place pour nous exprimer sur les marchés.



Faut-il se méfier ?


On pourrait penser que ce n’est pas un souci, que cela rend les marchés plus liquides (plus d’offreurs et de demandeurs) et qu’il est donc plus simple d’acheter et de vendre des actions mais ce n’est pas de l’avis de tous. Les réfractaires reprochent au trading haute fréquence des pratiques peu scrupuleuses.


Imaginez : vous souhaitez acheter des actions Total qu’un vendeur est prêt à vous céder au prix de 10 euros. Vous décidez d’en acheter 10 à 10 euros l’unité. Au moment où vous appuyez sur le bouton d’achat, un ordinateur, plus rapide que vous, achète ces actions à 10 euros et les remet en vente à 10,01 euros en un éclair. Si vous vous voulez toujours acheter ces actions, vous les achetez à ce nouveau prix. Ce robot vient donc de vous faire perdre quelques centimes, cela peut paraitre minime mais il ne faut pas oublier que ces machines sont capables de réaliser cette tâche des millions de fois par minute. C’est ainsi que les robots traders engrangent tous les ans près de 30 milliards de dollars de bénéfices.



La guerre de la vitesse


Dans l’optique d’être toujours plus rapides que leurs concurrents, les plus grandes entreprises de trading haute fréquence se disputent les lignes de télécommunication dans le but d’obtenir la voie la plus rapide vers l’endroit où sont passés les ordres. C’est ainsi que des fibres optiques privées et réservées à des clients fortunés sont créées, en empruntant le chemin le plus court entre deux destinations. Des millions d’euros sont en jeu pour être le plus rapide. Auparavant, la meilleure option était dans la fibre optique, malheureusement celle-ci se voit obligée de contourner des bâtiments ou des lacs.

L’heure est aujourd’hui aux ondes radios, se déplaçant de façon rectiligne. Les plus grandes bourses sont désormais reliées par de grandes antennes, transmettant des messages ultra rapides par les airs. Les bourses ont même trouvé le moyen de ramener les ordinateurs des traders dans les locaux de la bourse directement. Cette pratique nommée colocation coûte mensuellement 25 000 dollars aux traders. Toutes ces dépenses permettent de gagner quelques micros-secondes qui viennent nous rappeler l’adage : « le temps c’est de l’argent ».



Conclusion


Bien que le trading soit plutôt réservé aux professionnels, il est tout de même possible de le pratiquer comme un loisir en y allouant de faibles sommes. Il faut toutefois garder en tête que ce n’est pas en ayant suivi quelques formations en ligne que l’on peut vivre de cette activité. Qui plus est, nous ne serons jamais plus rapides qu’un ordinateur programmé par un professionnel des mathématiques financières, soyez prudents et ne jouez pas aux apprentis sorciers !


Nathan Gonzalez

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